Ce qu’a dit Jens Munk à son équipage dans la nuit de la PentecÔte de 1620 par 58 degrés 47 minutes de latitude nord et 94 degrés 37 minutes de longitude ouest dans la     baie    de      Hudson

de   Jacques  Probst

 

Après les soirées « Lecture et Musique » autour du recueil de poésie « Atelier des saisons » de Philippe Rebetez (Editions Samizdat, 2005) au Musée jurassien d’art et d’histoire à Delémont et au Café de l’Interculturel à Porrentruy

un nouveau projet de lecture et musique s’élabore autour du monologue de Jacques Probst « Ce qu’a dit Jens Munk à son équipage » écrit en 1994 et publié dans « Huit monologues »

Prix Pittard de l’Andelyn 2006
Théâtre en camPoche 2
Bernard Campiche Editeur (2005)  

 

 

Ce travail est mené par

Gilles Jobin actif dans la mise en scène de théâtre amateur ces dernières années

Jef Fleury qui anime le groupe de musique naanzook et pour lequel il compose

Cette lecture sera accompagnée d’une musique originale de Jef Fleury aux saxophones avec Alain Woodtli à l’accordéon Carlos Tavares à la contrebasse  

Cette lecture musicale sera présentée:

déjà passée à: 
Undervelier, Mouton Noir - Vicques - Porrentruy, Interculturelle - Delémont FARB - Corcelles, Martinet - Auvernier, Godet Vins - Courrendlin, Vieille Eglise - Bevaix, L'Aristoloche - Romont, Tour du Sauvage

 

Jens Munk (1579-1628) fils d’un noble danois, il prend la mer très tôt au service du Portugal, de l’Espagne ou des Provinces Unies, mousse à bord de vaisseaux marchands, capitaine dans la marine de guerre, chasseur de pirates, explorateur plusieurs fois naufragé dans les mers d’Arctique...

 

En mai 1619, sur le commandement du roi Christian IV du Danemark, il quitte Copenhague avec deux bateaux à la recherche d’un passage du nord-ouest vers la Chine. Il croise la Baie de Hudson, atteint l’île Digges, pénètre dans l’estuaire de la rivière Churchill et passe l’hiver à Fort Churchill au Manitoba.

 

En septembre 1620, il revient au pays…

 

 

 

« 1er janvier, le jour de la nouvelle année, il fit un gel si mordant que je fis porter à chaque groupe d’hommes quelques cruches de vin en complément de leur ration ordinaire afin de les mettre en joie. Le même jour il faisait un beau soleil alors que le froid le plus terrible nous venait du nord-ouest. Ces jours-là nous endurâmes le froid le plus terrible de l’hiver entier et celui-ci nous fit grande violence. »

Extrait de: « Relation du voyage de Jens Munk qui en l’an 1619, le 9 mai, commença à chercher  la Chine  » Bibliothèque royale du Danemark, Addimenta No 184  

 

L’Addimenta se présente comme un manuscrit in-quarto de vingt centimètres de hauteur et dix-sept centimètres de largeur, contenant cinquante feuillets de papier collé, réalisé à la main. La reliure, en parchemin incolore, ressemble en tout point à une couverture qui aurait été découpée des deux côtés suivant le format du cahier, le verso étant cependant muni d’un rabat intérieur. Le parchemin est en peau de chevreau nouveau-né, de la meilleure qualité, encore souple et intact à l’exception d’une éraflure sur le devant, peut-être produite par la pointe d’un couteau. Juste au-dessus de cette éraflure apparaît une tâche noire probablement de sang. La tâche recouvre une partie du titre de l’ouvrage, dessiné d’une belle écriture.

(Thorkild Hansen, Jens Munk, Actes Sud, 1989)

 

 

A propos de Jacques Probst :

Voici une voix singulière, charpentée et fragile. Voici un coup de poing de tendresse première. Voici une parole de galets et de ronces, polie par le torrent, sanguine sous l’épine. Chaque monologue de Probst est une musique particulière, une partition construite sur le souffle, dans le matériau langagier le plus juste, et certainement le moins complaisant.

(Philippe Morand, dans « Huit monologues »)

 

 

Jacques Probst, auteur dramatique et comédien, né à Genève en 1951 :

Je suis un fervent visiteur des musées marins qu’ils tiennent en deux petites chambres, comme celui de Unst sur les îles Shetland ou qu’ils soient vastes comme celui de Greenwich à Londres. J’aime à y aller comme enfant j’allais à Cointrin regarder les avions certains dimanches avec mes parents, les reliques des grands voiliers, nefs, frégates, clippers, bricks, galions qui offraient l’océan aux voyages des hommes d’autrefois.

A travers une vitrine du musée de Greenwich, dans une salle consacrée au passage du nord-ouest, vieux rêve marin jamais réalisé, j’ai lu quelques lignes relatant l’expédition malheureuse qu’y fit Jens Munk, navigateur danois au début du XVIIe siècle.

…Enfin je dirai qu’à sa manière ce texte est le plus autobiographique que j’ai écrit. La vie sur la mer invente à la vie sur la terre ses plus belles métaphores. 

 

 

« …J’avais prétendu devant le trône de Danemark que par le nord-ouest s’en aller chercher la Chine serait un bienfait, des semaines et des semaines à gagner sur la route de l’Afrique qui nous enlevait en son tumultueux Cap-Sud bien des navires… » 
                                                                                                                                Ce qu’a dit Jens Munk…

 

 

 

Conditions :
500.- / 600.- + repas (à discuter).
Sono : amplification de la voix (évent 2 entrées accordéon + contrebasse)
Eclairage : qui permette de lire, pas de jeux de lumière.
Pas de décor ni de scène nécessaires.
Durée : environ 1h30

Contacts :

Jef Fleury, Haut des Prés 3, 2843 Châtillon
jef@naanzook.ch

Gilles Jobin, rue de Chêtre 19, 2800 Delémont
Tél. 032 422 74 92